Descendance célèbre · Antiquité et Moyen Âge
Gengis Khan.
Temüdjin · 1162 – 1227.
Fondateur de l'Empire mongol. Par son fils aîné Djötchi, sa descendance rejoint — via les Voïvodes de Valachie (Bessarab), les Piast, les Anhalt, les Sinzendorf et les Doria — la lignée principale de la famille Guerri dall'Oro Gallone, avec le mariage-clé d'Andrea Doria et de Maria Giovanna Doria del Carretto en 1758.
Ascendance Borjigin.
- 1n. 1100c., † 1147 · des Mongols (Borjigin) · Chef du clan des Qiyat / Kiyad (tribu des Borjigin), Khan des Mongols 1130–1147&Goa Kulkua, des Mongols (Qongirat)
- 2Bartan « Baghatur », « Le Brave »des Mongols (Borjigin), des Khans des Mongols&Sayn Maral Khayak
- 3Yesugei « Baghatur », « Le Brave »n. 1134c., † 1175 · des Mongols (Borjigin) · Chef du clan des Qiyat / Kiyad (tribu des Borjigin)&Höelün, n. 1142c. · des Mongols (Olkhunut)
- ★Gengis Khan (Temüdjin)n. 1162, † 1227 · des Mongols (Borjigin) · 1° Khan des Mongols 1187–1206, 1° Grand Khan des Mongols 1206–1227& 1181c.Börte Fujin, n. 1166c., † 1224 · des Mongols (Qongirat)
La descendance de Gengis Khan.
Du mariage avec son épouse principale Börte naquirent quatre fils, à l'origine d'autant de dynasties qui régnèrent de l'Asie centrale à la Chine et à la Perse :
Djötchi (1182–1227), à la paternité problématique, dont descendent les Khans de la Horde d'Or, les Chaybanides et les Astrakhanides ; Djaghataï (1184–1241), dont descendent les Djaghataïdes du khanat de Djaghataï ; Ögödei (1186–1241), successeur désigné au trône impérial ; Tolui (1190–1232), dont descendent les empereurs de la dynastie Yuan en Chine et les Houlagides en Perse.
La première difficulté qu'on rencontre en essayant de trouver les descendants de Gengis Khan est l'origine de Djötchi, le fils aîné, qui eut beaucoup plus de descendants que tous les autres fils réunis.
Le nom « Djötchi » peut se traduire par « invité imprévu ». L'Histoire secrète des Mongols raconte que le garçon fut envoyé à Gengis Khan par Tchilger, qui avait kidnappé et violé sa femme préférée, Börte, l'ayant maintenue en captivité environ un an. Selon cet ouvrage, les frères de Djötchi émettaient des doutes sur ses origines.
Dans un passage, Djaghatai appelle Djötchi un bâtard, quoique la signification du terme mongol ne soit pas claire. Gengis Khan lui répond « Comment oses-tu parler de Djötchi comme ça ? N'est-il pas l'aîné de mes héritiers ? J'espère ne jamais plus entendre de si vils mots ! ». On trouve à trois reprises la phrase « Djötchi est mon fils aîné » dans la bouche de Gengis Khan.
Les historiens d'aujourd'hui pensent que les doutes sur la paternité de Djötchi sont à l'origine de son éloignement par son père et du fait que ses descendants ne sont pas montés sur le trône impérial. Mais la faillite de la succession de Djötchi pourrait aussi s'expliquer par sa mort prématurée, qui peut avoir favorisé la mise à l'écart de sa progéniture, dont le principal représentant est Batu, conquérant des steppes russes de 1237 à 1240.
Parmi les dynasties puisant leurs origines de Gengis Khan on trouve la dynastie Yuan de Chine, les Houlagides de Perse, les Djöchides de la Horde d'or, les Chaybanides de Sibérie et les Astrakhanides d'Asie centrale.
L'ascendance gengiskanide est généralement cruciale dans la politique tatare. Par exemple, Mamaï dut régner à travers une série de Khans fantoches parce qu'il n'était pas lui-même un gengiskanide.
Tamerlan, le fondateur de la dynastie timouride, prétendit être descendant de Gengis Khan. Quoiqu'il n'y ait aucune source claire sur ses ancêtres, il s'associa à la famille de Djaghataï par mariage. Il ne prit jamais le titre de Khan mais employa deux membres du clan de Djaghataï comme chefs d'état officiels.
La famille royale moghole d'Inde descend de Tamerlan par Bâbur et de Gengis Khan par la mère de Bâbur. Plus tard on trouve, parmi les leaders tatars d'origine gengiskanide, les Khans de Kazan, Qasim (notamment un tsar, Siméon Bekboulatovitch), et la dynastie Giray, qui régna sur le Khanat de Crimée jusqu'en 1783.
Au fur et à mesure que l'empire russe annexait des états turcs, leurs chefs gengiskanides entraient souvent au service de la Russie. Les descendants de Koutchoum, par exemple, devinrent les tsarévitchs de Sibérie. Les descendants d'Ablaï prirent en Russie le nom Valikhanov, et les fils de Kalmyk devinrent les princes Dondoukov. Toutes ces familles revendiquèrent une lignée gengiskanide.
La seule famille survivante est la maison de Giray, dont des membres quittèrent l'Union soviétique pour les États-Unis et le Royaume-Uni ; ils sont les seuls à avoir encore aujourd'hui un lien généalogique direct quasi-certain avec Gengis Khan.
Après l'invasion mongole de la Russie les chefs Riourikides des principautés russes et la dynastie Bagratide de Géorgie étaient impatients d'obtenir des avantages politiques pour eux et leurs pays en se mariant avec des gengiskanides. Ainsi Alexandre Nevski fut adopté par Batu et déclaré son fils. Le petit-fils d'Alexandre, Iouri III Moskovski, se maria avec une sœur d'Özbeg.
Des princes mineurs d'origine gengiskanide s'installèrent eux aussi en Russie. Par exemple, le neveu de Berké adopta le prénom Pierre et fonda le monastère Saint-Pierre de Rostov, où ses descendants seront longtemps d'importants boyards.
La descendance de trois mariages entre Russes et Mongols peut se tracer jusqu'à nos jours.
Le plus célèbre est celui de Saint Féodor le Noir, plus tard saint patron de Yaroslavl, avec une fille du Khan Mengü Temür. Les relations de Féodor avec le Khan furent idylliques : il passa plus de temps avec la Horde (où on lui donna de grandes possessions) que dans sa propre capitale. Les descendants mâles du mariage de Féodor avec la princesse tatare incluent tous les chefs postérieurs de Yaroslavl et deux douzaines de familles princières (dont les Chakhovskoï, les Lvov, les Prozorovskiy, entre autres) qui passèrent les gènes gengiskanides à d'autres familles aristocratiques de Russie.
Le prince Gleb de Béloozéro, un petit-fils de Constantin Vladimirski, est un autre prince rourikide qui influença beaucoup la cour mongole. Gleb se maria à l'unique fille du Khan Sartaq ; de cette union est née la maison de Belozersk, dont les membres les plus célèbres sont les princes Dimitri Oukhtomskiy et les Beloselskiy-Belozerskiy.
Plus problématique est l'union de Narimont, le second fils de Gediminas de Lituanie, avec la fille de Tokhta. La source la plus ancienne qui parle de ce mariage est la « généalogie jagellonienne », compilée au XVIIIe siècle par Johannes Werner à partir des « chroniques ruthéniennes ». Quoique le mariage ne soit pas impossible (Narimont ayant passé plusieurs années dans la Horde), il n'y aucune autre source qui mentionne sa femme. Cette affirmation est particulièrement intéressante parce que les importantes familles princières Galitzine, Khovanskiy et Kourakine sont des descendants de Narimont.
Les origines gengiskanides des tsars ou rois de Russie et de Géorgie ne peuvent pas se confirmer à l'aide des quelques documents fragmentaires existants. La possibilité d'une telle lignée pour les familles royales d'Europe occidentale est encore moins réaliste. Néanmoins, des généalogistes occidentaux essaient de trouver un lien entre Gengis Khan et Élisabeth II du Royaume-Uni.
La théorie la plus courante est celle de la famille des Basarabi de Valachie, au sud de la Roumanie. Le premier ancêtre sûr des princes Basarabi est un boyard, Thocomerius de Valachie. Il y a plusieurs théories concernant ses origines. Certains généalogistes identifient Thocomerius avec un boyard bulgare, Tikhomir (des mots slaves pour « calme », « paisible ») ; une autre théorie prétend que son vrai nom est Toq-Timur et qu'il est le petit-fils de Batu, le fils de Djötchi.
Plusieurs descendants des Basarabi s'installent en Hongrie. Il a été démontré, de manière convaincante, que la comtesse Claudine de Rhédey est une descendante des Basarabi. Ceci voudrait dire que Mary de Teck et ses descendants, dont Élisabeth II, sont issues de la lignée Thocomerius-Tikhomir-Toq-Timur.
Pendant les premières années de la dynastie Qing, le clan mandchou Aisin Gioro avait une tradition de mariages diplomatiques entre eux et les Mongols pour avoir leur soutien. Les nobles Qing faisaient ainsi des dames mongoles des impératrices et des concubines importantes.
Comme les Khortchin étaient la famille la plus forte, les Mandchous avaient hâte de faire des alliances avec les Bordjigin. Ces mariages sont à l'origine de deux impératrices et trois impératrices douairières de la dynastie Qing. Il n'est donc pas surprenant que, de Nurhachi à Shunzhi, toutes les impératrices et concubines importantes furent d'origine mongole.
Xiao Duan Wen devient impératrice en 1636 ; mariée à Huang Taiji, elle est la fille du prince Manjusri. Elle est vue comme une impératrice bienveillante et la plus vertueuse de toutes. On la nomme « Impératrice maternelle impératrice douairière » (sheng mu huang tai hou) en 1643, l'année de la mort de son mari l'empereur. Elle meurt en 1649.
L'impératrice douairière Xiaozhuang est traditionnellement vue comme la mère de la dynastie Qing. Elle est la concubine de Huang Taiji, fille du prince Jaisang et nièce de l'impératrice Xiao Duan Wen. On la nomme « Mère impératrice douairière illuminée » (sheng mu huang tai hou) en 1643 après la mort de l'empereur Huang Taiji. Elle est morte en 1688, ayant aidé l'empereur Shunzhi à s'occuper du pays jusqu'à sa mort, et ayant ensuite aidé Kangxi pendant 25 ans de son règne. Excellente politicienne, elle n'aimait pas intervenir en politique, au contraire de la célèbre impératrice douairière Cixi, mais elle le faisait lorsqu'elle le jugeait nécessaire.
La lignée jusqu’à la famille.
- ★Gengis Khan (Temüdjin)n. 1162, † 1227 · des Mongols (Borjigin) · 1° Khan des Mongols 1187–1206, 1° Grand Khan des Mongols 1206–1227& 1181c.Börte Fujin, n. 1166c., † 1224 · des Mongols (Qongirat)
- 2Djötchin. 1182, † 1227 · des Mongols (Borjigin), des Grands Khans des Mongols&Oki Fujin Khatun, n. 1190c. · des Mongols (Qongirat)
- 3Batu « le Splendide »n. 1205, † 1256 · des Mongols (Horde Bleue, Horde d'Or) · 1° Khan de la Horde Bleue 1227–1256, 1° Khan de la Horde d'Or 1235–1256&Borakchin, n. 1200c., † 1257 · des Mongols (Alchi Tatars)
- 4Toquqann. 1225, † 1256 · des Mongols (Horde Bleue, Horde d'Or), des Khans de la Horde Bleue et de la Horde d'Or&Buka Fujin (Kochu), des Mongols (Qongirat)
- 5Mongke Temurn. 1240c., † 1282 · des Mongols (Horde d'Or) · 5° Khan de la Horde d'Or 1267–1282&Oljei Khatun, des Mongols (Qongirat)
- 6Tochomerius / Tihomirn. 1257c., † 1310 · des Bessarab · 4° Voïvode de Valachie&Anne, des Bessarab (1° Maison), des Voïvodes de Valachie
- 7Bessarab II « le Grand »n. 1275c., † 1352 · des Bessarab · 6° Voïvode de Valachie&Marguerite de Doboka
- 8Nicolas I Alexandren. 1307c., † 1364 · des Bessarab · 7° Voïvode de Valachie&Marie Lakfy
- 9Elisabeth des Bessarabn. 1340c., † 1368c. · des Voïvodes de Valachie& 1353Ladislas II de Oppeln (Piast), n. 1332c., † 1401 · 1° Duc de Oppeln Wielun, Comte Palatin de Hongrie
- 10Catherine de Oppeln (Piast)n. 1367, † 1420 · des Ducs de Oppeln Wielun& 1382Henri VI « le Moineau » de Sagan Glogau (Piast), n. 1360, † 1397 · 12° Duc de Sagan, 12° Duc de Glogau
- 11Jean I de Sagan Glogau (Piast)n. 1385c., † 1439 · 13° Duc de Sagan& 1407c.Scholastique de Saxe Wittenberg, n. 1393c., † 1463c. · des Ducs de Saxe Wittenberg, Princes-électeurs de Saxe
- 12Anne de Sagan Glogau (Piast)n. 1412c., † 1439 · des Ducs de Sagan Glogau&Albert de Lindow Ruppin, n. 1405, † 1460 · Comte de Lindow Ruppin
- 13Anne de Lindow Ruppinn. 1430, † 1511 · des Comtes de Lindow Ruppin& 1453Georges I « le Vieux » de Anhalt Dessau, n. 1390c., † 1474 · 7° Prince de Anhalt Dessau, 10° Prince de Anhalt Bernbourg
- 14Ernest de Anhalt Dessaun. 1454, † 1516 · 11° Prince de Anhalt Dessau, 12° Prince de Anhalt Bernbourg& 1494Marguerite de Podiebrad, n. 1473, † 1551 · Duchesse de Münsterberg
- 15Jean V de Anhalt Dessaun. 1504, † 1551 · 12° Prince de Anhalt Dessau, 13° Prince de Anhalt Bernbourg, Prince de Anhalt Zerbst& 1534Marguerite de Hohenzollern, n. 1511, † 1577 · des Princes-électeurs de Brandebourg
- 16Marie de Anhalt Zerbstn. 1538, † 1563 · des Princes de Anhalt Zerbst& 1559Albert X de Barby, n. 1534, † 1595 · Comte de Barby Mühlingen
- 17Marie de Barbyn. 1563, † 1619 · Comtesse de Barby Mühlingen& 1582Josias de Waldeck, n. 1554, † 1588 · Comte de Waldeck Eisemberg
- 18Christian de Waldeckn. 1585, † 1637 · Comte de Waldeck Wildungen& 1604Elisabeth de Nassau, n. 1584, † 1661 · des Comtes de Nassau Siegen
- 19Catherine de Waldeckn. 1612, † 1639 · des Comtes de Waldeck Wildungen& 1643Philippe Louis de Schleswig Holstein, n. 1620, † 1689 · 1° Duc de Schleswig Holstein Sonderbourg Wiesenbourg
- 20Dorothée Elisabeth de Schleswig Holsteinn. 1645, † 1725 · des Ducs de Schleswig Holstein Sonderbourg Wiesenbourg& 1661Georges Louis de Sinzendorf, n. 1616, † 1681 · 5° Comte de Sinzendorf, Chevalier du Toison d'Or 1663
- 21Philippe Louis Wenzel de Sinzendorfn. 1671, † 1742 · 7° Comte de Sinzendorf, Chevalier du Toison d'Or 1712, Chancelier de l'Empire Autrichien& 1696Régine Catherine de Waldstein, n. 1672, † 1733 · des Comtes de Waldstein
- 22Jean Guillaume de Sinzendorfn. 1697, † 1766 · 8° Comte de Sinzendorf& 1716Bianca Maria Sforza Visconti, n. 1697, † 1717 · 9° Marquise de Caravaggio
- 23Bianca Maria de Sinzendorfn. 1717, † 1783 · 10° Marquise de Caravaggio& 1736Filippo Domenico Doria Landi, n. 1710, † 1768 · des Princes de Melfi, Comte de Loano
- 24Andrea Doria Sforza Viscontin. 1738, † 1771 · 11° Marquis de Caravaggio& 1758Maria Giovanna Doria del Carretto, n. 1743, † 1832 · 5° Duchesse de Tursi, 6° Princesse d'Avella1758 · confluence des cinq branches papales dans les Doria
Le monde mongol.
Au X° siècle le peuple mongol a déjà fait parler de lui : les Khitans / Khitaïs ont envahi la Chine du Nord et fondé la dynastie Leao / Liao (907-1125). Au XII° siècle il est installé dans la région du haut Orkhon et du Khangaï, à la place des Turcs Uïghours, puis des Turcs Kirghizes, qui ont fui devant les Khitans.
Les Mongols sont divisés en tribus, lesquelles sont subdivisées en clans. Les tribus sont les suivantes : Bordjigin (celle de Gengis Khan), Qonggirat (celle de Börte, épouse de Gengis Khan), Djadjirat, Djalaïr etc…
A l'est des Mongols on trouve les Tatars (qui sont peut-être de la branche toungouse bien que parlant mongol), qui seront appelés Tartares en Occident par déformation du mot, et qui seront souvent confondus avec les Mongols proprement dits, au grand dam de ces derniers. On trouve aussi les Kereyits / Keraïts, les Naïmans, les Merkits, dont on ne sait pas s’ils sont turcs ou mongols et qui sont de religion chrétienne (nestoriens). On trouve aussi les Ongüts, également chrétiens. Enfin les Tayidjiuts au Nord.
Le nord de la Chine est depuis 1125 passé aux mains de la dynastie Jin / Kin, qui appartient au peuple des Toungouses, tribu des Djürtchets. Le sud est aux mains des Chinois Song et le nord-est aux mains d’un peuple tibétain : les Si-hia / Xixia également appelés Tanguts.
Le père de Gengis Khan, Yesügeï, est le chef du clan des Qiyats, subdivision de la tribu des Bordjigin. Il s’allie avec les Kereyits, et avec son chef Toghril, qui est son "frère juré " ("anda"). Il kidnappe Hö'elün, la femme d'un Merkit, qui devient la mère de Gengis Khan.
Naissance de Temüdjin, futur Gengis Khan, entre 1155 et 1162, sur la rive droite de l'Onon, au lieu dit Deluun Boldog selon "l'Histoire secrète des Mongols" (ou Dolo'an Boldaq ou Deliun Boldaq ou Dülün Boldaq). Le mot Temüdjin signifie : forgeron (le forgeron, comme le chaman, a la connaissance du fer et du feu).
A 9 ans, fiançailles de Temüdjin avec Börte, la fille du chef du clan des Qongirats. Son père Yesügeï meurt peu après, empoisonné par des Tatars. La mère Höelün et ses enfants (plus le chaman Mönglik) sont abandonnés par la tribu chez qui ils s'étaient réfugiés, les Tayidjiuts ; ils errent pendant longtemps (1 ou 12 ans ?) dans la steppe.
A 11 ans il devient "frère juré " ("anda") de Djamuqa, un Mongol de la tribu des Djadjirats.
A 16 ans Temüdjin tue son demi-frère Bekter qui lui avait volé une alouette puis un poisson. Sa mère le lui reproche durement. Temüdjin est capturé par les Tayidjiuts (dont le Khan s'appelle Tarqudai-Kiriltuq), il est mis à la cangue (carcan de bois serrant le cou et les poignets), mais il réussit à se sauver grâce à Sorqan-chira. Il retrouve sa famille, mais les chevaux de la famille sont capturés par des voleurs. Il réussit à les récupérer grâce à Boortchu, un ami de rencontre. Temüdjin retourne chez les Qongirats et se marie avec Börte. Se fait un nouvel ami : Djelme. Par vengeance contre Yesügeï, le père de Temüdjin, les Merkits capturent Börte. Temüdjin se réfugie sur le Burqan Qaldun, la montagne sacrée, puis avec l'aide de Toghril et de Djamuqa, une bataille contre les Merkits est livrée. Börte absente depuis 9 mois est délivrée. Elle accouche de Djötchi, dont la paternité peut être contestée, mais Temüdjin accepte l'enfant. Elle accouchera encore de 3 autres fils (Djaghataï, Ögödeï et Tului) et de filles inconnues. Temüdjin et Djamuqa renouvellent leur union puis se séparent, chacun entraînant ses alliés. Parmi ceux de Temüdjin : Süböteï, frère de Djelme.
Chronologie des conquêtes.
Les proches et les fidèles.
Les quatre braves
- Muqali de la tribu des Djalaïrs
- Boroul du clan des Djürkins, enfant trouvé
- Boorcu du clan des Arulads
- Cila'un de la tribu des Djalaïrs
Les quatre « chiens »
- Sübe'etei Süböteï, de la tribu des Uriangqais, cadet de Jelme
- Qubilai du clan des Barulas
- Jelme de la tribu des Uriangqais, aîné de Sübe'etei
- Jebe Djebe, "Flèche", du clan des Besüds
Les quatre fils adoptifs de Höelün
- Kücü trouvé dans le camp des Merkits
- Kököcü trouvé dans le camp des Besüds
- Siki Quducu trouvé dans le camp des Tatars
- Boroul trouvé dans le camp des Djürkins, l'un des quatre braves
Le conquérant et son empire
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