Cœur familial · Salento · Province de Lecce
Tricase
Province de Lecce, Pouilles, Italie méridionale
- Siège de la Principauté de Tricase (depuis 1651)
- Centre féodal de la Maison Gallone
- Commune de la province de Lecce
Cœur historique de la Maison Gallone de Tricase. Le bourg du Salento, avec son Palais Princier et l'église mère de San Michele Arcangelo (l'un et l'autre œuvres de la famille), conserve la mémoire architecturale et civile de la Principauté.
Le monument principal du bourg est le Palazzo Gallone, résidence des Princes de Tricase, édifié en 1661 par Stefano II Gallone, premier Prince de Tricase.
L’Histoire de Tricase
Écrit par Guido Guerri dall’Oro Gallone, 11e Prince de Tricase, 8e Prince de Moliterno et Comte Guerri dall’Oro (n. 1941, † 2019)
Les origines
Les rares sources historiques ne nous disent pas comment naquit Tricase (anciennement « Treccase », puis « Trecase », ensuite « Tricasi » ou « Tricasium » et enfin « Tricase ») ni qui lui donna le nom que nous connaissons aujourd’hui.
Les documents fiables et les témoignages certains manquent pour remonter aux événements primitifs de Tricase, lesquels demeurent encore négligés, fort nébuleux et obscurs.
Les trois casali
Sur les origines de Tricase, on a plusieurs versions : on raconte qu’anciennement (entre le Xe et le XIe siècle) existaient trois Casali, de l’union desquels semble être né le premier noyau d’habitations qui donna ensuite le nom à Tricase. Sur la dénomination de ces trois Casali commencent les premières divisions entre les historiens.
- Version Tasselli : il estimait qu’ils s’appelaient Trunco, Monesano et Amito Cuti.
- Version Micetti : il estimait que le nom des Casali était Menderano, Voluro et S. Nicola.
- Version Girolamo Morciano : il tenait Tricase pour une très belle petite terre située en plaine, édifiée selon l’antique tradition de ses habitants à partir de la destruction des trois Casali, Abatia, Trunco et Manerano, voisins entre eux, desquels vint le nom de Tricase.
- Version Michelangelo d’Elia : il soutenait qu’ils s’appelaient Trunco, Manerano et Voluro : « de l’union de ces trois Casali résulta le village actuel, qui pour cette raison se nomme d’abord Treccase, puis Trecase, Trecasi et Tricase : le blason le confirme ».
- Version Mgr Giuseppe Ruotolo : dans son volume Ugento - Leuca - Alessano, Sienne, Éditeur Cantagalli, 1952, il s’exprime ainsi : « Probablement l’étymologie est erronée et, plus que trois Casali, le mot Tricase doit se traduire originellement par inter casas, ce qui signifie un village formé au milieu de plusieurs autres Casali, et de fait aujourd’hui encore Tricase est située entre tant de petits villages, qui sont ses six hameaux ». En d’autres termes, quelques centres, proches les uns des autres, se seraient fondus, soit à la suite d’un accroissement démographique, soit, avec plus de probabilité, pour des motifs de sécurité, déterminant ainsi la naissance d’un nouvel habitat. C’est désormais une opinion consolidée que l’union des trois Casali leur fut conseillée par le besoin de la force, car, petits, faibles et désarmés, ils étaient souvent envahis et dépouillés par les barbares et par les peuples limitrophes.
Les premiers seigneurs de Tricase
Revenant à Micetti, nous devons rappeler que sa polémique avec Tasselli ne semble pas dériver du fait que la version du Père Capucin fût en contradiction avec la sienne, mais plutôt de ce qu’il aurait ignoré dans ses écrits qu’un certain Demetrio Micetti fut le premier Seigneur de Tricase.
Celui-ci, selon la version micettienne, avait échappé, avec d’autres, à la destruction de « Leuche » et d’autres Casali, opérée par les Sarrasins, et s’était réfugié avec ses gens dans une masserie de sa propriété dénommée Menderano. Maître, naturellement, Demetrio, qui voulut que le premier corps féodal, situé entre Tricase et Menderano, prît son nom de S. Demetrio ; que l’église matrice du nouveau lieu fût édifiée face à sa maison, et que le patron de la Terre fût S. Demetrio. Tout cela arriva, selon Micetti, vers l’an de notre salut 1030. Demetrio Micetti fut donc le premier Seigneur de Tricase.
En suivant cette version, nous savons que les successeurs de Demetrio furent dépouillés de la Seigneurie de Tricase par Charles Ier d’Anjou (1226-1285), vers 1260, peut-être parce qu’on les soupçonnait d’avoir pris parti pour les Souabes.
Après Charles Ier d’Anjou, le fief de Tricase fut tenu par Charles II (1248-1309) et il semble qu’il l’ait partagé pour moitié avec son fidèle Nasone de Galerato vers 1270. Par la suite, le fief passa à Angelo de Cafalia puis à Goffredo de Lavena et fut ensuite inclus dans la Principauté de Tarente, à laquelle appartenait presque entièrement la Terre d’Otrante.
D’un feudataire à l’autre (1269-1540)
Le 21 septembre 1401, Raimondello Orsini Del Balzo reçut Tricase en fief de Ladislas de Duras, roi de Naples de 1384 à 1414.
À Raimondello Orsini Del Balzo succéda en 1406 son fils Giovanni Antonio (qui régna de 1446 à 1463), homme dur. Il fut l’un des plus puissants barons du Royaume et étendit sa domination sur une partie de l’Avellinais, du Barese, de la Capitanate et sur la Terre d’Otrante.
En 1419, le fief de Tricase fut acquis par Baldassarre et Antonello Della Ratta auprès du puissant Giovanni Antonio Orsini Del Balzo lui-même.
Au cours de l’été 1480, la flotte de Mehmed II (1430-1481) se présenta devant Otrante. Les Turcs réussirent à pénétrer dans la ville et s’y retranchèrent solidement. En quelques mois, les Turcs s’étaient enfoncés dans l’intérieur et avaient dévasté campagnes et bourgades. On raconte que Tricase accorda refuge aux réfugiés de la voisine Salete (Depressa), qui avait été attaquée et détruite par les Turcs, lesquels tentèrent ensuite de saccager aussi Tricase, incendiant l’Église Mère.
Entre-temps, à Raimondello Del Balzo, comte de Castro et fils de cet Angilberto qui, participant à la conjuration des Barons de 1485-1487, perdit la vie et ses biens, échut une surprise peu agréable en 1481 de la part des habitants de Tricase.
Tricase rebelle à son feudataire
Avec la reddition d’Otrante, la guerre contre les Turcs s’étant achevée en septembre de cette année-là, le comte Raimondo, qui avait combattu au camp de Roca aux côtés de Giulio Antonio Acquaviva, comte de Conversano, songea à se présenter à sa terre de Tricase, mais en trouva la porte close ; les habitants de Tricase ne lui permirent pas d’atteindre ses demeures.
Ceux-ci, passant des cris aux actes, se mirent à lancer des pierres contre le comte ; puis, s’échauffant de plus en plus, ils contraignirent le comte à se réfugier en un lieu dit San Pietro, près du couvent de San Domenico.
Malgré tout, Tricase, avec le comté d’Ugento, dont elle faisait partie, continua d’appartenir aux Del Balzo jusqu’en 1530.
Tricase fidèle aux Aragonais puis aux Espagnols
Avant de mourir, le 25 février 1494, Ferdinand II connut l’intention de Charles VIII de France (1470-1489) d’envahir le Royaume. Alphonse II (1448-1495), successeur de son père, était à Rome quand il vit les Français y entrer. Il abdiqua en faveur de son fils Ferrandino, qui fut Ferdinand II (1467-1496). Celui-ci se réfugia en Sicile et demanda l’aide de ses parents espagnols. Presque tout le Royaume se rendit à l’arrivée de Charles VIII. La plupart des villes de la Terre d’Otrante s’empressèrent de rendre hommage au nouveau souverain. Ne se plièrent pas Brindisi, Gallipoli et Tricase, restant fidèles aux Aragonais.
Dans les années suivantes, les conséquences des grands événements historiques se firent à nouveau sentir à Tricase. La décadence de l’Italie méridionale s’accentuait. Les campagnes abandonnées, la malaria qui sévissait, les rivalités entre les barons et les guerres, entre tel et tel envahisseur et les rois, la hâtaient. Il semblait que ce fût le destin du Royaume aragonais de Naples de ne pas avoir longue vie.
Ces années seront caractérisées par les luttes entre les Espagnols et les Français ; ces derniers, descendus au Sud avec une forte armée commandée par Lautrec, eurent pour alliés les Vénitiens, qui profitèrent de l’occasion pour assaillir les ports de Trani, Bari, Brindisi, Otrante et Gallipoli. Lecce ouvrit ses portes à Lautrec, mais d’autres villes, Nardò, Castro, Tricase, restèrent fidèles aux Impériaux.
Tricase, comme les fois précédentes, se distingua par sa fidélité aux Espagnols, qu’elle paya fort cher, car une fois encore elle fut contrainte de subir les représailles, cette fois de la part de Tutino, qui avait pris parti pour les Français et dont les habitants brûlèrent « beaucoup de pieds d’oliviers » aux habitants de Tricase.
Avec la défaite des Français par les troupes du Prince d’Orange et le retour conséquent des Espagnols, Charles Quint devint l’incontesté maître du Royaume. Les habitants de Tricase lui envoyèrent des délégués afin qu’il leur concédât de nouveaux privilèges en vertu des mérites acquis pour avoir toujours été fidèles aux couleurs espagnoles. Charles Quint ordonna que toutes les côtes du Salento fussent munies d’un système défensif fondé sur la construction de Tours côtières, régulièrement espacées entre elles, de manière à permettre le repérage des navires ennemis et à pourvoir à temps à l’alerte des garnisons de l’intérieur.
L’exploit du capitaine Spinetto Maramonte
À la suite du paradoxal accord intervenu entre François Ier et le Sultan des Turcs, les terres du Salento furent envahies par les hordes sarrasines : certains contingents armés s’enfoncèrent à l’intérieur du territoire, dévastant Salve et aussi Racale.
En 1537, Tricase, selon certains érudits, aurait connu le même sort que les bourgades susdites si elle n’avait été sauvée par le preux Spinetto Maramonte, qui tendit une embuscade à une aile de Sarrasins alors que ceux-ci s’apprêtaient à mettre le siège devant le Château de Tricase. La promptitude et le courage du Capitaine Maramonte épargnèrent aux habitants de Tricase la triste expérience de l’occupation turque de 1480.
Les derniers feudataires (1540-1588)
Entre-temps, dans les années immédiatement suivantes, Tricase passait de Ludovico Benavola de Naples, qui l’avait achetée pour la somme de 4000 ducats, à Pirro Castriota-Scanderberg, noble famille d’origine albanaise. Puis, de la maison des Castriota, elle fut vendue en 1569 à Federico Pappacoda.
De Cesare Pappacoda, fils de Federico, la Terre de Tricase passa, en 1588, à Scipione Santabarbara qui, à son tour, la revendit, le 20 décembre 1588, à Alessandro Gallone, dont les descendants la possédèrent jusqu’à l’abolition de la féodalité avec le titre de Principauté, obtenu à Madrid le 24 mars 1651 de Philippe IV d’Espagne.
Les Gallone, princes de Tricase (1588-1806)
De 1588 à 1806, c’est-à-dire jusqu’à l’abolition de la féodalité, Tricase resta toujours entre les mains des princes Gallone.
Avec la présence à Tricase du baron Alessandro I Gallone commençait pour ce centre du Cap de Santa Maria di Leuca une période historique tout à fait nouvelle, et aussi de relative tranquillité pour les citoyens du fief et des localités voisines.
Quand Alessandro Gallone acheta en 1588 le fief de Tricase à Scipione Santabarbara, il l’eut avec la juridiction des premières causes et celle de la bagliva (droit de juger dans les causes pour dommages causés aux fonds ruraux, d’élire les juges, le chancelier et les percepteurs des peines). En outre, les princes de Tricase exerçaient la juridiction criminelle sur les habitants de S. Eufemia, qui appartenait au Diocèse d’Otrante.
En 1571, Alessandro Gallone avait épousé Donna Camilla Pisanelli, que le peuple de Tricase rappelait souvent comme la première baronne de Tricase. C’est à cette noble dame que Tricase doit une grande partie de ses fortunes car, fixant ici sa résidence, elle permit un vaste état féodal, comprenant de nombreux villages voisins, et un développement de la ville dans la première moitié du XVIIe siècle. Tricase, dès le début de ce siècle, était devenue un centre important du Bas-Salento.
Tricase au XVIIe siècle
Au début du XVIIe siècle, Tricase était administrée par un Maire, quatre Conseillers et un Gouverneur (Gouverneur de la Terre de Tricase et du Casale de Tutino) qui avait pour tâche d’administrer la justice. Le Gouverneur de Tricase était choisi par le prince parmi les personnes les plus cultivées et non du lieu.
L’autre institution importante était représentée par le clergé : sa présence à Tricase était vraiment nombreuse. En 1624, Cesare Gallone, fils d’Alessandro, avait fait reconstruire l’Église de S. Michele Arcangelo, dédiée à la Madone du Foggiaro, à l’intérieur de laquelle on admirait un tableau de S. Matthieu du célèbre Titien le Vénitien et d’autres tableaux de valeur. Cette Église aussi, peut-être par mauvais entretien, subit des dommages, de sorte qu’il fallut procéder à des travaux de restauration en 1763. L’Église S. Domenico fut érigée en 1670.
Il fallut attendre 1752 pour une opérativité adéquate de l’institution scolaire. En 1715 fut ouverte la première spezieria (pharmacie).
Ces premières périodes du siècle furent des années de misère, de disette et d’épidémies, dont les effets se firent sentir pendant longtemps. À Tricase aussi se fit sentir la misère, et plus désastreuses encore furent les conditions à Tutino. Comme il arrive toujours en temps de disette, il y eut une accentuation de la délinquance, et les chroniques du temps montrent qu’en deux ans seulement il y eut, entre Tricase et Tutino, trois condamnés à mort.
Le budget n’était pas utilisé pour améliorer les services publics comme les écoles, les routes, l’hygiène publique, etc., mais était entièrement absorbé par les paiements à effectuer au Gouvernement.
Tricase dans un document de 1754
Un panorama de Tricase vers le milieu du XVIIIe siècle nous est fourni par une relation de Don Domenico Maroccia, chargé par le prince de Terrapiena à l’occasion du mariage de sa fille avec le prince de Tricase, Giuseppe Domenico Gallone (1704-1766).
Considérant la masse de nouvelles que Maroccia rapporte sur Tricase, il convient d’en résumer quelques parties : « Qu’on ne croie pas que Tricase, bien qu’elle eût le nom de trois maisons, fût une terre de trois maisons. C’est une grande terre qui fait quelque 400 feux ; en cette terre il y a quelque 600 maisons. En cette terre rien ne manque : viande, poisson, légumes et fruits ».
Maroccia, après avoir énuméré les fêtes religieuses, conclut ainsi sa relation : « Il y a 12 chapelles bénéficiées. Une chapelle se trouve à un demi-mille de Tricase, que fit construire le marquis de S. Martino : c’est une église riche à cinq autels sous le titre de la Madone de Constantinople (église rurale de forme octogonale, élevée en 1684 par les soins de la famille Gattinara, dénommée aussi église “des Diables” ou église “Nova”, selon une légende qui la veut construite par les diables) ; chaque jour il y a obligation de la messe, elle a un chapelain et un oblat ».
Français et Anglais à Tricase
En mars 1806, Joseph Bonaparte, frère de Napoléon Ier, devint Roi des Deux-Siciles. La même année, il publia les édits sur l’abolition de la féodalité. Ainsi chaque Province eut ses Intendants et sous-intendants, et les Conseils Provinciaux, Communaux et Décurions. Disparaissaient ainsi les universités qui, dès le Moyen Âge, avaient soutenu les libertés civiles.
En 1801, après l’accord conclu à Florence entre Ferdinand IV de Bourbon, roi de Naples, et la République française, les Français parvinrent dans le Lecce et, en mai de la même année, un de leurs détachements s’arrêta à Tricase, logé dans la maison De Tommasi et dans le palais princier. Par la suite, ils se répartirent entre Tricase et Tricase Porto et y séjournèrent quelques années.
En 1807, on enregistra deux attaques des Anglais contre le port de Tricase. Les troupes anglaises réussirent à occuper la Tour du Port et à la faire sauter au moyen de mines.
Avec la chute de Napoléon, en 1815, revinrent les Bourbons et la restauration des princes italiens. À cette époque, les sectes carbonari accèdent à une grande importance politique ; elles s’orientèrent vers les trois grands courants du temps : français, bourbonien et anglais.
Giuseppe Pisanelli et Alfredo Codacci-Pisanelli
Dans le Royaume des Deux-Siciles aussi, l’année 1848 commençait dans un climat général d’espérances, de revendications et d’instances populaires. Le 3 mai eurent lieu les élections et, dans le collège de Tricase, fut élu Giuseppe Pisanelli, bien que résidant à Naples.
Giuseppe Pisanelli naquit à Tricase de Michelangelo et d’Anna Mellone le 23 septembre 1812 et mourut à Naples le 5 avril 1879. En 1830, il obtint son diplôme de droit à Naples et, par la suite, toujours dans cette ville, il ouvrit un cabinet de droit pénal. Patriote, Député au Parlement napolitain (1848), Ministre de la Grâce et de la Justice dans le gouvernement de Garibaldi (1860). G. Pisanelli fut un juriste insigne, réformateur de codes, homme politique libéral et, pour ce motif, exilé à Turin, Paris et Londres. Il fut aussi Ministre de la Grâce et de la Justice (Garde des Sceaux) dans le premier ministère Minghetti, et occupa ensuite plusieurs fois cette charge prestigieuse.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, une figure de premier plan sera Alfredo Codacci-Pisanelli (Florence 1861 - Rome 1929) ; important personnage qui se prodigua beaucoup pour le développement économique et social de Tricase, du Cap de Leuca et de toute la Terre d’Otrante. Comme on le sait, il ne naquit pas à Tricase, mais eut dans notre ville, et pas seulement en elle, une énorme importance. Le collège de Tricase, en effet, l’élut pendant sept législatures. Militant et appartenant toujours à la Droite libérale, son nom est indissolublement lié à la « concession » des chemins de fer du Salento.
Quant au tabac et à la coopération agricole, nous devons rappeler qu’en 1902 il créa à Tricase le Consortium Agricole pour le Cap de Leuca (A.C.A.I.T.), Coopérative entre agriculteurs pour la culture et le traitement des tabacs levantins.
Le tabac et le fascisme
Le 16 juillet 1922 naissait à Tricase « Il Tallone d’Italia », périodique hebdomadaire pour les intérêts généraux de l’extrême Salento, rédigé via Pisanelli et imprimé à la typographie Raeli. Les références politiques étaient l’adhésion au mouvement fasciste naissant et un libéralisme somme toute autonome et original qui permettait de suivre l’œuvre administrative et parlementaire de personnages non nécessairement du même bord.
Le 4 novembre 1922 était constituée à Tricase la section du Parti National Fasciste par une équipe dénommée la « disperata ».
Grâce à l’engagement de M. Giuseppe Cortese, en février 1926, sont inaugurées par une cérémonie publique les installations électriques de Tricase. À la fin de l’année, une cérémonie analogue se tint dans les hameaux de Tutino et S. Eufemia.
Le 15 mai 1935, Tricase vécut l’un des jours les plus tragiques et douloureux de son histoire récente, avec la mort de cinq personnes et de nombreux blessés. La tragédie survint à cause du dissentiment du prolétariat de Tricase contre la décision du Ministère des Corporations qui entendait supprimer l’Azienda Cooperativa Agricola Industriale du Cap de Leuca, structure fondamentale et source d’emploi pour la majeure partie de la population.
Dix ans après l’historique massacre, les habitants de Tricase, sous l’égide de la section locale du Parti Socialiste Italien, apposèrent une plaque à la mémoire perpétuelle des victimes, la plaçant sur la façade de l’ancien Couvent des Dominicains, actuel siège de quelques bureaux municipaux.
Vidéos de Tricase
Une sélection de vidéos sur Tricase et son patrimoine, depuis la chaîne officielle @sgdogtm sur YouTube.