Descendance célèbre

Hernán Cortés.

« EL CONQUISTADOR »

Conquistador espagnol du Mexique. Rares sont les fois où l'histoire a attribué à la vigueur et à la détermination d'un seul homme la conquête d'un vaste territoire ; dans cette courte liste figure Hernán Cortés, qui préféra toujours brûler ses navires plutôt que de reculer. Avec de faibles moyens, sans guère d'autre appui que son intelligence et son intuition militaire et diplomatique, il réussit


Histoire.

« EL CONQUISTADOR »
(Medellín, 1485 – Castilleja de la Cuesta, 1547)

Conquistador espagnol du Mexique. Rares sont les fois où l'histoire a attribué à la vigueur et à la détermination d'un seul homme la conquête d'un vaste territoire ; dans cette courte liste figure Hernán Cortés, qui préféra toujours brûler ses navires plutôt que de reculer. Avec de faibles moyens, sans guère d'autre appui que son intelligence et son intuition militaire et diplomatique, il réussit en deux ans seulement à réduire à la domination espagnole le splendide Empire aztèque, peuplé, selon les estimations, d'environ quinze millions d'habitants.

Il est vrai que diverses circonstances favorables l'accompagnèrent, et que, mû par l'ambition et la soif d'honneurs et de richesses, il commit des abus et des violences, comme d'autres conquistadores. Mais, de tous, Cortés fut le capitaine le plus cultivé et le plus capable, et même si cela ne sert pas d'atténuation, le poussa aussi une grande ferveur religieuse ; sa conscience morale en vint à lui poser la question de savoir s'il était licite d'asservir les indiens, un doute insolite à l'aube de la colonisation de l'Amérique.

Issu d'une famille d'hidalgos d'Estrémadure, fils unique de Martín Cortés de Monroy et de Catalina Pizarro Altamirano, Hernán Cortés étudia brièvement à l'Université de Salamanque. En 1504 il passa aux Indes, depuis peu découvertes par Christophe Colomb, et s'établit comme notaire et propriétaire terrien à La Española (Saint-Domingue).

Le blason contient un écu écartelé avec couronnement conopial dans la pointe du chef et la barbe, encadré d'une bordure de chaînes à sept têtes prisonnières (les sept caciques soumis lors de sa conquête) ; dans le champ, quatre quartiers : aigle bicéphale éployé, au premier ; trois couronnes au deuxième, une au-dessus et deux de moindre taille au-dessous ; lion rampant, au troisième quartier ; château tourelé, sur les eaux au quatrième.

HERNÁN CORTÉS

Gouverneur et Capitaine Général de la Nouvelle-Espagne, 1er Marquis del Valle de Oaxaca

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En 1511 il participa à l'expédition à Cuba comme secrétaire du gouverneur Diego Velázquez de Cuéllar, avec qui il s'apparenta en épousant sa belle-sœur, Catalina Suárez Marcaida ; Velázquez le nomma maire de la nouvelle ville de Santiago de Cuba. À la fin de 1518 Velázquez lui confia le commandement de la troisième expédition, après celles de Francisco Hernández de Córdoba et de Juan de Grijalva, pour poursuivre ses découvertes sur la côte du Yucatán.

Cependant, le gouverneur se méfiait de Cortés, qu'il avait déjà fait emprisonner une fois sous l'accusation de conspiration, et décida de le relever de sa charge avant le départ. Averti, Cortés accéléra son départ et prit la mer le 10 février 1519, avant de recevoir la notification. Avec onze navires, environ six cents hommes, seize chevaux et quatorze pièces d'artillerie, Hernán Cortés navigua de Santiago à Cozumel et Tabasco ; il défit les Mayas qui y étaient établis et reçut (entre autres présents) l'indienne doña Marina, appelée aussi Malinche, qui lui servit d'amante, de conseillère et d'interprète durant toute la campagne. Sa grande intelligence, sa maîtrise des langues maya et nahuatl, sa connaissance de la psychologie et des coutumes des indiens, et sa fidélité envers les Espagnols, firent de la Malinche l'une des femmes les plus extraordinaires et les plus controversées de l'histoire de l'Amérique.

Cortés installa son campement face à la ville de Quiahuiztlán habitée ancestralement par les Totonaques, et peu après, le Vendredi saint de 1519, il la transforma en ville, sous le nom de Villa Rica de la Vera Cruz. Cortés, décidé à rompre toute relation d'obéissance avec Diego de Velázquez, créa le cabildo de cette Villa Rica, lequel à son tour le nomma capitaine général et juge majeur. De cette façon, son unique lien serait désormais avec la Couronne et non avec Velázquez, à qui il ne reconnaissait aucun commandement sur ces nouvelles terres.

La conquête de l'Empire aztèque

À Vera Cruz il eut des nouvelles de l'existence de l'Empire aztèque à l'intérieur des terres, dont la capitale Tenochtitlan passait pour garder de grands trésors, et il se prépara à sa conquête.

Pour éviter la tentation du retour qui menaçait nombre de ses hommes face à l'évidente infériorité numérique, Hernán Cortés saborda ses navires à Veracruz ; de cet épisode provient la locution « brûler ses vaisseaux », expression d'une détermination irrévocable.

Il obtint bientôt l'alliance de quelques peuples indigènes soumis aux Aztèques, comme les Toltèques et les Tlaxcaltèques. Le 16 août 1519, Cortés abandonna la côte et commença sa marche vers l'intérieur, en direction du cœur de l'Empire mexica, avec une armée de 13 000 guerriers totonaques, 400 soldats espagnols pourvus d'armes à feu et 15 chevaux.

À la fin d'août, l'armée de Cortés parvint au territoire de la Confédération ou République de Tlaxcala.

L'étendard de Hernán Cortés

L'itinéraire de Cortés vers Tenochtitlan

À cette époque, Tlaxcala et Tenochtitlán représentaient deux conceptions opposées d'organisation politique qui les conduisit à l'affrontement ouvert. Tlaxcala s'était organisée en une confédération de cités-États unies en une république gouvernée par un Sénat ; Mexico-Tenochtitlán, au contraire, s'organisa en un empire. À partir de 1455, l'Empire aztèque, constitué sur la base de la Triple Alliance entre Tenochtitlán, Texcoco et Tlacopan, avait commencé les dites « guerres fleuries » contre Huejotzingo, Cholula et Tlaxcala, dans le but de capturer des prisonniers pour leurs sacrifices religieux.

Initialement la République de Tlaxcala refusa aux envahisseurs le passage par son territoire, mais, après deux défaites, elle offrit la paix à Cortés. Cet accord établit l'alliance cruciale avec les Tlaxcaltèques, ennemis acharnés des Aztèques, qui n'avaient jamais pu conquérir leur territoire.

Dans son passage vers Tenochtitlan, Cortés parvint à Cholula, alliée de l'Empire aztèque, qui était la deuxième ville la plus grande après Mexico-Tenochtitlan, avec 30 000 habitants. Après avoir accueilli Cortés et son énorme armée, les autorités de Cholula projetèrent de lui tendre une embuscade et d'anéantir les Espagnols. Averti, Cortés ordonna immédiatement à son armée d'attaquer, causant ce que l'on connaît comme « le massacre de Cholula », au cours duquel plus de 5 000 hommes moururent en cinq heures.

À son arrivée à Mexico-Tenochtitlan, Cortés fut surpris par la beauté du lieu. Dans son passage depuis Cholula, avec une armée d'environ trois cents Espagnols et l'appui d'environ 3 000 Tlaxcaltèques, Cortés avait parcouru le chemin vers la Vallée de Mexico, passant entre deux volcans, le Popocatépetl et l'Iztaccíhuatl, jusqu'à parvenir en un lieu boisé et d'une splendide beauté qui porte aujourd'hui encore le nom de Paso de Cortés.

À l'entrée de Tenochtitlán, réalisée le 8 novembre 1519, se produisit la rencontre de Moctezuma II et Cortés, doña Marina faisant l'interprète. L'identification possible des Espagnols à des êtres divins et de Cortés au retour annoncé du dieu Quetzalcoátl favorisa peut-être cet accueil pacifique à des étrangers qui, pourtant, commencèrent aussitôt à se comporter en envahisseurs ambitieux et violents.

Moctezuma II reçoit Hernán Cortés

En raison d'avertissements préalables des Tlaxcaltèques, les Espagnols commencèrent à s'inquiéter de la possibilité d'être assassinés, et quatre capitaines et douze soldats se présentèrent à Cortés pour lui faire valoir l'opportunité de capturer l'empereur, en le gardant comme otage, afin qu'il réponde de sa vie de la vie de l'armée. Une nouvelle précipita la décision : la bataille de Nautla, aux environs de Vera Cruz, entre les Mexicas et les Totonaques alliés des conquistadores espagnols. Dans le conflit, les Mexicas tuèrent Juan de Escalante, alguazil majeur, et sept Espagnols, ce qui représenta un discrédit pour les armes espagnoles, voyant qu'ils n'étaient pas des demi-dieux et qu'ils pouvaient être vaincus. Une fois Moctezuma tombé dans le piège des Espagnols, Cortés le garda comme otage sous peine de mort immédiate. Cortés exigea que les caciques auteurs de l'agression de Veracruz fussent punis et obtint aussi que Moctezuma se déclarât vassal de Charles Quint. La caste sacerdotale et la noblesse aztèques conspirèrent pour libérer leur seigneur et anéantir les Espagnols.

Entre-temps, pour châtier la rébellion de Cortés et l'obliger à revenir à Cuba, en mai 1520, le gouverneur Diego Velázquez envoya contre lui une expédition sous le commandement de Pánfilo de Narváez.

Pour comble, ils mirent Moctezuma en garde que Cortés était un rebelle à son roi, et que s'il le pouvait, il le tuât. Aussi Cortés n'eut-il d'autre choix que de laisser une garnison d'un peu plus d'une centaine d'Espagnols à Tenochtitlan sous le commandement de Pedro de Alvarado, et lui, avec trois cents Espagnols et plusieurs centaines d'indiens, sortit à la rencontre des troupes de Narváez. À Cempoala Cortés réussit à vaincre et à faire prisonnier Narváez, et les troupes de celui-ci passèrent en masse de son côté.

Quand il revint à Tenochtitlán, le 24 juin 1520, Cortés se trouva face à une grande agitation indigène contre les Espagnols, provoquée par les attaques portées à leurs croyances et symboles religieux et par le massacre qu'avait déchaîné Pedro de Alvarado pour déjouer une prétendue conspiration. Cortés obtint que Moctezuma cherchât à apaiser les mécontents et qu'ils laissassent sortir les Espagnols de la ville. Il existe deux versions de la mort de Moctezuma : l'une est que, tandis qu'il parlait à son peuple, il reçut une pierre des Aztèques eux-mêmes qui le blessa à mort ; l'autre (moins probable et fournie par les Aztèques) dit que Hernán Cortés ordonna de le tuer quand il vit qu'il ne pouvait calmer le peuple.

La seule issue était la retraite : Hernán Cortés se vit alors contraint d'abandonner Tenochtitlán dans la nuit pluvieuse du 30 juin au 1er juillet 1520, connue comme la Noche Triste. Dans cette retraite tombèrent la majorité des Castillans, surtout ceux arrivés avec Narváez, qui, portant sur eux beaucoup de pièces d'or malgré les avertissements de Cortés, moururent noyés dans le lac. On perdit en outre une grande quantité de pièces d'artillerie et de chevaux, ainsi qu'une grande partie du trésor que l'on transportait. Poursuivis par les Aztèques (désormais sous le commandement de Cuauhtémoc), le 7 juillet, près d'Otumba, les Espagnols firent front aux poursuivants dans une bataille où les Aztèques furent défaits et s'enfuirent en déroute. Les conquistadores marchèrent en quête de l'aide de leurs alliés tlaxcaltèques, et ce ne fut que près d'un an plus tard, c'est-à-dire le 30 mai 1521, qu'ils donnèrent le commencement au siège formel de la ville de Mexico-Tenochtitlán.

À cette fin Cortés concentra plus de 80 000 Tlaxcaltèques et renforça ses propres troupes par l'arrivée de plusieurs autres expéditions à Veracruz. Depuis la fin avril de cette même année, il avait mis à l'eau, sur le lac, treize brigantins qui jouèrent un rôle très important dans le siège de l'île où s'élevait la ville.

Les uns et les autres, les chroniqueurs espagnols et indigènes, rapportent ensuite ce que furent le siège et la résistance indigène au long de près de quatre-vingts jours de siège. Le 13 août 1521 tomba la ville de Tenochtitlán aux mains de Hernán Cortés qui emprisonna le jeune Cuauhtémoc et le tortura pour l'obliger à lui dire où ils gardaient leurs trésors. La capitale aztèque détruite, il construisit au même endroit (une île au centre d'un lac) la ville espagnole de Mexico.

Le siège de Tenochtitlan en 1521

« La carte de Tenochtitlan de Cortés (1524) »

dans Praeclara Ferdinā di Cortesii de Noua maris Oceani Hyspania narratio, Nuremberg, Friedrich Peypus, 1524

Gouverneur de la Nouvelle-Espagne

L'ancien Empire aztèque désormais dominé, Cortés lança des expéditions vers le sud pour annexer les territoires du Yucatán, du Honduras et du Guatemala. Les détails de la conquête du Mexique, ainsi que les arguments qui justifiaient les décisions de Hernán Cortés furent exposés dans les quatre Cartas de relación qu'il envoya au roi. En 1522 il fut nommé gouverneur et capitaine général de la Nouvelle-Espagne (nom que les conquistadores donnèrent au territoire mexicain).

Cependant, ses ennemis intriguèrent à la cour de l'empereur Charles Quint, l'accusant de soustraire de l'or du quint royal et du partage aux conquistadores et soupçonnant qu'il eût donné l'ordre d'empoisonner son épouse Catalina Juárez et plusieurs des envoyés porteurs de provisions royales.

En 1524, obéissant aux instructions de Charles Quint, Cortés entreprit un voyage en Espagne et s'entretint avec l'empereur à Tolède. Bien qu'il ne récupérât pas le gouvernement de la Nouvelle-Espagne, il obtint au moins le titre de Marquis del Valle de Oaxaca, ainsi que 22 bourgs et 23 000 vassaux, en plus de conserver la charge honorifique de capitaine général, quoique sans fonctions de gouvernement.

Hernán Cortés, 1er Marquis del Valle de Oaxaca

Marié à doña Juana Ramírez de Arellano y Zúñiga, fille du comte d'Aguilar, Hernán Cortés retourna au Mexique vers le milieu de 1530 et, à partir de 1532, entreprend une série d'expéditions dans la mer du Sud (océan Pacifique). Après avoir parrainé deux voyages d'exploration dans la mer du Sud et sans avoir obtenu de résultats matériels, Hernán Cortés décida de mener le troisième voyage d'exploration, en direction du nord-ouest, et le 3 mai 1535 il aborda la baie qu'il nomma Bahía de la Santa Cruz, actuellement La Paz (Basse-Californie du Sud), et décida d'établir une colonie. Cependant, face au problème de l'approvisionnement de la population, Cortés retourna en Nouvelle-Espagne et ordonna l'abandon de la colonie et le retour des colons en Nouvelle-Espagne.

En 1539 Hernán Cortés dépêcha sa quatrième expédition dans la mer du Sud. Il confia cette entreprise au capitaine Francisco de Ulloa qui pénétra jusqu'à l'embouchure du fleuve Colorado et, revenant jusqu'à l'extrême sud de la péninsule, remonta le long du Pacifique jusqu'au-delà de l'île de Cedros. À la date du 5 avril 1540, Francisco de Ulloa adressa à Cortés, depuis l'île de Cedros, une relation des événements de l'exploration. On n'entendit plus jamais parler de Francisco de Ulloa ni de ses compagnons de navigation.

Pour faire défense de ses droits, Cortés entreprit un nouveau voyage en Espagne. Les années restantes de sa vie, qui s'écoulèrent toutes en Espagne, furent pour Cortés un temps difficile où il se vit mêlé à une série de litiges et où ses réclamations n'obtinrent jamais pleine satisfaction.

Hernán Cortés mourut le vendredi 2 décembre de l'an 1547, à l'âge de 62 ans, à Castilleja de la Cuesta, près de Séville.

Sa première sépulture fut dans l'église de San Isidoro del Campo, à Séville. En 1566 ses restes mortels furent transférés en Nouvelle-Espagne et enterrés dans l'église attenante au couvent de San Francisco, à Texcoco. De là, en 1629, ils passèrent à la chapelle majeure du couvent de San Francisco, dans la ville de Mexico. Son dernier repos, il l'atteignit en 1794, dans l'église de Jesús Nazareno, contiguë à l'hôpital de Jesús qu'il avait fondé.

Le Marquisat del Valle de Oaxaca

La couronne espagnole avait coutume de récompenser les conquistadores pour leurs efforts et leurs batailles en Amérique et aux Philippines, en leur concédant des armoiries héraldiques et des encomiendas d'indigènes ; et ce n'est qu'exceptionnellement qu'elle leur octroya des seigneuries, par exemple, le Duché de Veragua aux descendants de Christophe Colomb, le Duché d'Atlixco à José Sarmiento de Valladares, comte de Moctezuma, et le Marquisat del Valle de Oaxaca à Hernán Cortés.

Par Real Cédula du 6 juillet 1529, en reconnaissance de ses services à la Couronne « et spécialement dans la découverte et le peuplement de la Nouvelle-Espagne », l'empereur Charles Quint concéda à Hernán Cortés le titre de Marquis del Valle de Oaxaca ; il lui donna 23 000 vassaux à perpétuité, avec juridiction civile et criminelle, conformément au mer et mixte empire de type castillan avec des modalités indiennes, car les vassaux étaient espagnols et indiens ; et le grade de Capitaine Général de la Nouvelle-Espagne.

Hernán Cortés, 1er Marquis del Valle de Oaxaca

Hernán Cortés, 1er Marquis del Valle de Oaxaca

(1485-1547)

La superficie totale du Marquisat était de 11 550 km², bien que celui-ci fût loin de constituer une unité géographique, car ses territoires se trouvaient séparés les uns des autres :

Corregimiento de Coyoacán, de 550 km², avec le bourg de ce nom et qui comprenait 34 villages plus cinq haciendas. L'Alcaldía Mayor de Cuernavaca, de 4 100 km², avec le bourg de ce nom et qui englobait les anciens corregimientos d'Acapixtla et d'Oaxtepec et tout l'actuel État de Morelos sauf les parties orientale et sub-orientale, et qui comptait quatre-vingts villages, ainsi que huit haciendas et deux moulins à canne à sucre. L'Alcaldía mayor des Cuatro Villas Marquesanas, de 1 500 km², avec Santa María de Oaxaca et qui correspondait à la Vallée d'Ayotla, d'Etla au nord jusqu'à Tlapacoya au sud, excluant la ville espagnole d'Antequera (Oaxaca), mais incluant 34 villages, un trapiche de canne à sucre et deux haciendas. L'Alcaldía mayor de Tuxtla et Cotaxtla, avec Santiago Tuxtla et dans le sud de Veracruz, à l'intérieur de laquelle il y avait 51 villages. Corregimiento de Toluca, avec San José de Toluca, 12 villages et une hacienda et qui mesurait 450 km². Corregimiento de Charo Matlazinco, de 100 km², avec San Miguel Charo, deux villages et une hacienda. Le corregimiento de Jalapa de Tehuantepec, de 550 km², avec Santa María Asunción Jalapa et sept haciendas. Avant 1560, le port de Tehuantepec était possession du Marquisat ; mais en 1680 la couronne prit pour elle ce mouillage et donna en échange 11 000 pesos annuels et des tributs de maïs de Chalco et de Xochimilco.

Le 27 juillet 1529 fut émise une nouvelle Cédula Real, permettant à Cortés d'établir un mayorazgo. L'institution du mayorazgo, en 1535, garantit la permanence du Marquisat, car elle impliqua la majeure partie des propriétés de Cortés, les rendant héritables, avec la dignité du Marquisat. Le mayorazgo établit aussi la succession au titre, qui est de préférence par la primogéniture masculine, c'est-à-dire qu'il n'est permis à la femme d'y accéder que si elle est dépourvue de frères vivants et si ses frères défunts ne laissèrent pas de descendants masculins légitimes. Il est aussi spécifié que le Marquis ou la Marquise doit être catholique, loyal au roi, et porter le nom et les armes de Cortés.

Martín Cortés, 2e Marquis del Valle de Oaxaca

Fils du conquistador Hernán Cortés et de Juana Ramírez de Arellano y Zúñiga, Martín accompagna son père dans son dernier voyage en Espagne (1540) et Philippe II aux Pays-Bas, en Angleterre et à la bataille de Saint-Quentin.

En 1562 le roi lui laissa tous les bourgs concédés à son père. En Espagne le 2e Marquis del Valle de Oaxaca épousa Ana Ramírez de Arellano, sa nièce, et entretint d'étroites relations avec des aristocrates et des écrivains, comme López de Gómara, qui lui dédia son œuvre sur la vie de Hernán Cortés.

En 1563, il revint au Mexique, où il n'avait pas été depuis l'âge de huit ans, et on lui fit un fastueux accueil, indicateur de la gloire et de la popularité qu'avait atteintes son père ; avec lui arrivèrent ses demi-frères bâtards Luis et Martín « el Mestizo », ce dernier fils de doña Marina. Par son lignage et ses propriétés, Martín Cortés était le seigneur le plus riche et le plus puissant de la Nouvelle-Espagne.

Comme cela était arrivé à son père, Martín commença à se heurter au vice-roi d'alors, Luis de Velasco. À la mort de celui-ci (1564), l'Ayuntamiento de Mexico demanda qu'on ne nommât pas de nouveau vice-roi et que la charge de capitaine général passât directement à Martín Cortés. Ici commença un long affrontement entre l'Audiencia et le fils du Conquistador.

En 1566, les autorités vice-royales découvrirent la dite « Conspiration du Marquis del Valle », de Don Martín Cortés, 2e Marquis, et de son frère Martín Cortés « el Mestizo », pour renier le roi d'Espagne, avec l'appui des fils des conquistadores, qui étaient mécontents des Leyes Nuevas qui restreignaient l'héritage des encomiendas.

L'Audiencia n'eut d'autre choix que d'arrêter les conspirateurs, dont Martín lui-même, le 16 juillet 1566. Quand beaucoup des rebelles avaient déjà été exécutés et que c'était le tour des frères Cortés, arriva à Mexico un nouveau vice-roi, Gastón de Peralta, marquis de Falces, qui révisa les procès et libéra, finalement, Martín, l'envoyant en Espagne.

Dans la métropole, le fils de Cortés fut absous des graves accusations qui lui étaient imputées, mais il lui fut interdit de retourner jamais aux Indes.

Cependant le roi ordonna la confiscation du Marquisat, ce qui signifia que la Couronne prit le contrôle de la propriété et de tous ses revenus ; les frères Cortés furent expulsés de la Nouvelle-Espagne et il leur fut interdit de revenir.

Don Martín, le 2e Marquis, obtint de Philippe II le pardon royal en 1574, ce qui lui permit de revenir en Espagne de son exil à Oran, au nord-ouest de l'Algérie, et de récupérer une partie de ses propriétés confisquées au Mexique. Cependant, l'interdiction de son retour en Nouvelle-Espagne fut maintenue.

En 1589 il fut succédé dans le titre par son fils aîné, Don Hernando Cortés, 3e Marquis, à qui fut réintégré le reste de son patrimoine en 1593. Cependant, bien que la confiscation fût levée en 1593, les Marquis perdirent le contrôle direct de l'administration de la propriété, car ils durent maintenir la structure à travers laquelle la Couronne avait travaillé, qui leur ôtait l'autonomie de gouvernement qu'ils avaient coutume d'exercer.

Le 3e Marquis ne laissa pas d'enfants légitimes, de sorte qu'à sa mort, en 1602, le titre passa à son frère, Don Pedro Cortés, 4e Marquis, qui put s'établir en Nouvelle-Espagne et assumer personnellement la gestion de la propriété, qui avait été contrôlée par des administrateurs depuis 1567. Le 4e Marquis mourut lui aussi sans descendants, de sorte qu'en 1629 prit fin la lignée directe de Hernán Cortés. Le Marquisat fut hérité par la sœur de Hernando et Pedro, Doña Juana Cortés, 5e Marquise, épouse de Don Pedro Carrillo de Mendoza, 9e Comte de Priego.

À sa mort, sa fille aînée, Doña Estefanía Carrillo de Mendoza y Cortés, mariée au duc de Terranova, Diego Tagliavia Aragona, hérita du titre, ce qui la rendit 6e Marquise. Après l'héritage du titre, conformément au mayorazgo ou vinculación, la famille adopta le nom de Tagliavia Aragona Cortés.

Doña Estefanía et Don Diego eurent une seule fille, Juana (Giovanna), 7e Marquise, l'une des plus riches héritières de son temps, qui se maria avec Héctor (Ettore) Pignatelli, 5e Duc de Monteleone, donnant naissance à une dynastie qui réunit l'immense richesse des Aragon, des Tagliavia, des Pignatelli et des Cortés, avec leurs titres et fiefs, parmi lesquels le Marquisat mexicain fut le joyau de la couronne. Après le mariage, l'époux assuma le nom de Pignatelli Aragona Cortés pour lui-même et tous ses descendants.

Les Pignatelli Aragona Cortés continuèrent à recevoir de la Monarchie espagnole les faveurs concédées par Charles Quint à Hernán Cortés de manière régulière, même après l'indépendance du Mexique, car au début les dettes publiques de la vice-royauté furent reconnues intégralement par le nouveau pays.

Dans la première moitié du XIXe siècle, les Pignatelli désignèrent Lucas Alamán comme leur fondé de pouvoir au Mexique, qui défendit la continuité du paiement des rentes du Marquisat, mais les libéraux annulèrent lesdits paiements. Les liens économiques rompus, les Pignatelli vendirent leurs propriétés au Mexique.

Le titre nobiliaire fut réhabilité par le roi Alphonse XIII en 1916 en faveur de José Pignatelli Aragón Cortés y Fardella. En 1984, à la mort sans descendance du marquis Giuseppe Aragón Tagliavia Pignatelli Cortés, s'éteignit la branche masculine des Pignatelli Aragón Cortés. Le marquis était en outre prince de Noia, duc de Monteleone et de Terranova. Ces titres passèrent à son cousin germain Nicolò Pignatelli Aragón Cortés, Prince du Saint-Empire romain germanique.

Palais de Cortés à Cuernavaca, chef-lieu du Marquisat del Valle de Oaxaca

Les chaînes de descendance.

Descendance Cortés → Pignatelli Aragona Cortés → Gallone
  1. 1
    Martín Cortés de Monroy
    n. 1455, † 1525 · Hidalgo, des Seigneurs de Monroy, Capitaine de cavalerie
    & 1483Catalina Pizarro (Altamirano), n. 1465c., † 1535
  2. Hernán Cortés « El Conquistador »
    n. 1485, † 1547 · Conquistador du Mexique 1519–1524, 1er Marquis del Valle de Oaxaca 1529–1547
    & 1529Juana Ramírez de Arellano y Zúñiga, n. 1505c., † 1578 · des Comtes d'Aguilar de Inestrillas
  3. 3
    Martín Cortés
    n. 1532, † 1589 · 2e Marquis del Valle de Oaxaca
    & 1548Ana Ramírez de Arellano, n. 1533, † 1578 · 7e Comtesse d'Aguilar de Inestrillas
  4. 4
    Juana Cortés
    n. 1560c., † 1628 · 5e Marquise del Valle de Oaxaca
    & 1592Pedro II Carrillo de Mendoza, n. 1550c., † 1619 · 9e Comte de Priego
  5. 5
    Estefanía Carrillo de Mendoza
    n. 1595, † 1635 · 6e Marquise del Valle de Oaxaca
    & 1617Diego I Tagliavia Aragona, n. 1596, † 1663 · 4e Duc de Terranova, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or, Grand Amiral et Grand Connétable de Sicile
  6. 6
    Giovanna I Tagliavia Aragona Cortés
    n. 1619, † 1692 · 5e Duchesse de Terranova, 7e Marquise del Valle de Oaxaca
    & 1639Ettore IV Pignatelli, n. 1620, † 1674 · 4e Prince de Noja, 6e Duc de Monteleone, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or, Vice-roi d'Aragon
  7. 7
    Andrea Fabrizio Pignatelli Aragona Cortés
    n. 1640, † 1677 · 5e Prince de Noja, 7e Duc de Monteleone, 8e Marquis del Valle de Oaxaca, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or
    & 1665Teresa Pimentel, n. 1646, † 1707 · des Comtes / Ducs de Benavente
  8. 8
    Giovanna II Pignatelli Aragona Cortés
    n. 1666, † 1723 · 6e Princesse de Noja, 8e Duchesse de Monteleone, 9e Marquise del Valle de Oaxaca
    & 1679Nicola Pignatelli, n. 1648, † 1730 · des Princes de Noja, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or, Grand Amiral et Grand Connétable de Sicile, Vice-roi de Sardaigne, Vice-roi de Sicile
  9. 9
    Diego I Pignatelli Aragona Cortés
    n. 1687, † 1750 · 7e Prince de Noja, 9e Duc de Monteleone, 10e Marquis del Valle de Oaxaca, Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or, Grand Amiral et Grand Connétable de Sicile
    & 1717Margherita Pignatelli, n. 1698, † 1774 · 4e Duchesse de Bellosguardo
  10. 10
    Maria Francesca Pignatelli Aragona Cortés
    n. 1721, † 1788 · des Princes de Noja, Ducs de Terranova, Marquis del Valle de Oaxaca
    & 1739Girolamo II Pignatelli, n. 1721, † 1771 · 1er Prince de Moliterno, 3e Prince de Marsiconovo
  11. 11
    Giovanni Battista III Pignatelli
    n. 1740, † 1805 · 2e Prince de Moliterno, 4e Prince de Marsiconovo, 6e Prince de Montecorvino
    & 1772Maria Luisa d'Avalos, n. 1748, † 1781 · des Princes de Montesarchio, Marquis del Vasto et de Pescara
  12. 12
    n. 1775, † 1818 · Princesse de Moliterno et de Marsiconovo (héritière)
    & 1796Giuseppe Gerardo Gallone, n. 1766, † 1806 · 6e Prince de Tricase
Ascendance classique
  1. 1
    Sancho I Ramírez d'Aragon
    n. 1042c., † 1094 · 2e Roi d'Aragon
  2. 2
    Vela d'Aragon
    n. 1080c. · Comte
  3. 3
    Rodrigo (Ruy) Gómez d'Aragon
    n. 1100c. · Comte de Salamanque
  4. 4
    Rodrigo (Ruy) Gómez d'Aragon
    n. 1130c. · des Comtes de Salamanque
  5. 5
    Fernando Rodríguez de Varela / de las Varillas
    n. 1160c. · Seigneur de San Ramón
  6. 6
    Pedro Rodríguez de las Varillas
    n. 1200c. · Ricohombre de Navarre
    & 1225c.Estefanía Juró
  7. 7
    Sancho Pérez de las Varillas
    n. 1225c. · Ricohombre et Grand Chancelier de Castille
  8. 8
    Rodrigo de las Varillas
    n. 1245c.
    &Inés Teresa Godíñez
  9. 9
    Gonzalo Rodríguez de las Varillas
    n. 1270c., † 1345c. · Seigneur de Canillas de Tornellos
    & 1289c.Teresa Martínez Nieto, † 1308 · des Seigneurs de Ledesma
  10. 10
    Juan Rodríguez de las Varillas
    n. 1290c. · Chevalier de l'Ordre de la Bande, 1er Seigneur de Cempron et de Bernuy
    &María Hernández de Monroy, n. 1295c. · 3e Dame de Monroy
  11. 11
    Hernán (Fernando) de Monroy
    4e Seigneur de Monroy
    &Isabel (Catalina) de Almaraz, n. 1385c. · Dame de Deleitosa
  12. 12
    Rodrigo (Ruy) de Monroy
    n. 1400c., † > 1461 · 5e Seigneur de Monroy
    & 1428Mencía Alfonso de Orellana la Vieja (Altamirano), n. 1418c. · des Seigneurs de Orellana la Vieja
  13. 13
    Rodrigo (Ruy) Fernández de Monroy
    n. 1435c. · des Seigneurs de Monroy
    &María la Cueva — Cortés, n. 1420c.
  14. 14
    Martín Cortés de Monroy
    n. 1455, † 1525 · Hidalgo, des Seigneurs de Monroy, Capitaine de cavalerie
    & 1483Catalina Pizarro (Altamirano), n. 1465c., † 1535
  15. Hernán Cortés « El Conquistador »
    n. 1485, † 1547
Ascendance moderne
  1. 1
    Lope Cortés de Parres
    &Eulalia de Abamia
  2. 2
    Nuño Cortés
  3. 3
    Martín « el Viejo » Cortés
    &F de Monroy
  4. 4
    Martín Cortés de Monroy
    n. 1455, † 1525 · Hidalgo, des Seigneurs de Monroy, Capitaine de cavalerie
    & 1483Catalina Pizarro (Altamirano), n. 1465c., † 1535
  5. Hernán Cortés « El Conquistador »
    n. 1485, † 1547

La lignée jusqu’à la famille

La continuation de la lignée après le mariage de 1796 (Giovanni Battista Gallone ∞ Maria Felicia Statella 1818 → Giuseppe Gallone ∞ Antonietta Melodia 1847 → Pietro Giovanni Battista « Gino » Gallone ∞ Giuseppina Moncada 1925 → Maria Bianca Gallone ∞ Augusto III della Posta 1915 → Simonetta della Posta ∞ Aldo Guerri dall'Oro 1939 → Guido → Simon → Léon) est documentée sur les fiches Maria Emanuela Pignatelli, Giuseppe Gerardo Gallone, Maria Bianca Gallone, della Posta, Aldo Guerri dall'Oro, Guido Guerri dall'Oro Gallone et Simon Guerri dall'Oro Gallone. Le mariage de 1796 est l'un des trois milestones cardinaux de confluence documentés aussi sur les fiches I Papi, Attila (Branche B) et René d'Anjou.

Chronologie

Du départ de Cuba au marquisat
1485
Naissance Hernán Cortés naît à Medellín, en Estrémadure, d'une famille d'hidalgos.
1504
Vers les Indes Il gagne La Española (Saint-Domingue) comme notaire et propriétaire terrien.
1511
Cuba Il participe à l'expédition de Cuba avec le gouverneur Diego Velázquez.
1519
« Quemar las naves » Il part avec 11 navires ; il saborde sa flotte à Veracruz pour interdire tout retour.
1519
Tenochtitlán Le 8 novembre, rencontre avec Moctezuma II ; doña Marina (la Malinche) sert d'interprète.
1520
La Noche Triste Dans la nuit du 30 juin, les Castillans fuient Tenochtitlán au prix de lourdes pertes.
1520
Otumba Le 7 juillet, Cortés défait les Aztèques à Otumba et rejoint les Tlaxcaltèques.
1521
Chute de Tenochtitlán Le 13 août, après ~80 jours de siège, la capitale aztèque tombe ; Cuauhtémoc est capturé.
1522
Gouverneur Charles Quint le nomme gouverneur et capitaine général de la Nouvelle-Espagne.
1529
Marquis du Valle Il reçoit le titre de marquis du Valle de Oaxaca, avec 23 000 vassaux.
1547
Mort Il meurt le 2 décembre près de Séville, à 62 ans, après des années de procès.
1796
Confluence Gallone Par les Tagliavia Aragona et les Pignatelli, la lignée rejoint les Gallone, puis Léon.

Altre discendenze celebri.

Quindici linee che confluiscono nella casata
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